De nombreux élus étaient présents :
Le représentant du Maire, le conseiller général du canton occupant également la fonction de Président du Comité du Tourisme de Mayotte, le Président de l'association des maires de Mayotte, la 2ème Vice Présidente du Conseil Général en charge de la santé et du domaine social, le Député de Mayotte, le Président du Conseil Economique et social, le conseiller général de Bandraboua et le maire de Boueni.
Ont également participé au débat :
Les habitants de la commune et des localités environnantes du centre de l'île, Des associations environnementales et des équipes de l'opération Nayenshi Ourahafou, des professionnels de santé, notamment des représentants du Centre Hospitalier de Mayotte, de la caisse de sécurité sociale et de la Direction de la jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DJSCS) de la Réunion.
Pour l’ouverture du débat, un groupe de femmes en tenues de fête a dansé et chanté le " DEBAH" dans la pure tradition mahoraise.
Tout au long du débat, nous avons pu recueillir, une trentaine de témoignages soulignant les principales problématiques existantes à Mayotte, notamment :
Des participants ont été très critiques à l’encontre des pouvoirs publics quant à leur incapacité a assurer la bonne gouvernance de politiques qui exigent des financements conséquents qui existent mais qui peinent à être convenablement mobilisés.
De même, a été mis en exergue l'impossibilité pour la population, pourtant attachée à une tradition culturelle forte quant à la propreté, de retrouver les comportements individuels et collectifs soucieux de l'environnement et trop souvent confrontée à l'incurie des SIVOM qui paralysent toutes les bonnes volontés. La nécessaire mise en place de la sanction pour le pollueur mais aussi l'avertissement donné aux élus quant a la sanction politique du vote pour ceux qui n'assument pas leurs responsabilités.
Les échanges ont souligné les nombreuses situations de précarité existantes à Mayotte et la nécessité de mettre en place une politique d'aide sociale pour l'accès à l'eau mais aussi à l'assainissement.
Enfin de sévères reproches des associations environnementales qui accusent les pouvoirs publics de ne pas savoir utiliser leur capacités de mobilisation sociale et d'éluder le grave problème de santé publique posé a Mayotte par le brulage des déchets.